Spoilers sur les films « 300 : Rise of an Empire » et « Monuments Men ».

Quand on ajoute « Dallas Buyers Club » et son héros « revisité », ça fait deux films qui effacent l’homo/bisexualité de leurs personnages en quelques mois. Pas très glorieux…

Les Dégenreuses

Eva Green dans 300 Eva Green dans 300

On trouve actuellement à l’affiche de nos cinémas deux films mettant en scène des figures historiques féminines. Les deux longs-métrage couvrent des périodes très différentes et ont un style propre à chacun, mais ils ont un point commun : ils « maltraitent » les deux personnages féminins qu’ils ont emprunté à l’Histoire. Penchons-nous donc sur 300 : La Naissance d’un Empire et Monuments Men.

Le premier est un blockbuster violent prenant place dans la Grèce du 5ème siècle av. J.-C. dont le principal argument est le travail graphique effectué sur les nombreux combats sanglants offerts aux spectateurs.trices avides d’action. Le deuxième est également un blockbuster made in George What else Clooney qui refait la fin de la Seconde Guerre mondiale à sa sauce gentillette et patriote. Dans chacun de ces films, on trouve un personnage féminin historique « revisitée » pour l’occasion : la reine perse Artémise Ire

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Je suis complètement d’accord avec cette réflexion. Qu’on soit dans le domaine militant ou non, l’usage des trigger warnings permet de ne pas être confronté à certaines choses, et à éviter la souffrance que cela comporte. Chacun devrait avoir droit à ce choix là.

(petit problème d’encodage que je n’arrive pas à régler, cliquez sur « View original » plus bas pour accéder à l’article…)

Choses Aléatoires

Ce soir, après 10 heures de travail, j’ai pris le temps d’arracher 10 autocollants manifpourtous qui avaient été fièrement apposés aux abords de l’établissement scolaire où j’exerce. Un petit groupe d’hommes en costards-cravates, trentenaires dynamiques, qui passaient près de moi, m’a observé quelques secondes puis s’est éloigné en rigolant.

Autocollants lmpt

Je n’ai pas eu l’envie, ni le courage de leur demander pourquoi ils riaient. A vrai dire, m’en eût-on donné l’occasion, je crois que j’aurais bien ri avec eux. J’étais là, à écouter les cloches de l’Eglise voisine sonner six heures, tout en essayant de supprimer au mieux les traces de la haine ordinaire qui s’affiche sans honte et sans détour dans toutes nos rues.

Ces autocollants, je les ai remarqués, ce lundi matin en arrivant et j’y ai pensé toute la journée. J’ai pensé aux collégiens, aux lycéens à ceux qui se trouvaient un peu différents, à ceux qui se…

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Encore un article essentiel, qui réagit cette fois-ci à l’actualité…

Genre !

Cet article a été rédigé par Denis Colombi, du blog Une heure de peine, et Anne-Charlotte Husson.

Dans une première interview, donnée au Figaro et publiée sur leur site internet le 7 janvier, Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, explique la « déconsidération » dont pâtirait la profession d’enseignant.e de la manière suivante :

Les métiers de l’enseignement étaient des métiers de promotion sociale. Ils ont cessé de jouer ce rôle. La féminisation massive de ce métier a achevé de le déclasser, c’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer pour la magistrature. C’est inéluctable. Un métier féminin reste encore souvent un emploi d’appoint dans un couple. L’enseignement est choisi par les femmes en raison de la souplesse de l’emploi du temps et des nombreuses vacances qui leur permettent de bien s’occuper de leurs enfants.

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La tyrannie de la respectabilité (aka « Respectability Politics »).

Article très intéressant, bien expliqué… à prendre en compte !

Genre !

Les personnes lisant régulièrement ce blog auront sûrement remarqué que j’essaie au maximum d’éviter d’employer le masculin universel (j’explique ci-dessous ce que j’entends par là). Je voudrais tenter d’expliquer pourquoi (c’est le côté théorique) et surtout comment, par quelques réflexions liées à mon parcours sur cette question et à ma pratique comme féministe, blogueuse, mais aussi comme prof de français langue étrangère. Cette pratique est en évolution constante. Alors que j’étais d’abord extrêmement réticente, je me suis habituée à ces graphies à force de lectures et d’échanges militants, et j’aurais du mal aujourd’hui à faire marche arrière.

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Genre !

Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise.

Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le « male gaze » peut en effet être étudié au cinéma, mais aussi dans d’autres domaines de la culture visuelle (BD, publicité, jeux vidéo…). Selon moi, on peut aussi l’étendre à l’expérience quotidienne, celle d’un regard omniprésent, un regard qui est aussi jugement et auquel on ne peut pas échapper.

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J’ai publié un truc rapide en anglais sur mon tumblr en réaction à l’épisode de ce soir d’une série que je suis, mais j’avais envie d’étudier la question plus en longueur et surtout en français.

Je ne suis pas du tout branchée télé réalité, mais il y a une exception. Il s’agit d’une émission anglaise, The Apprentice. Le pitch : le businessman le plus riche d’Angleterre, cherche un partenaire pour monter une entreprise. 16 candidats, 8 hommes et 8 femmes, sont sélectionnés sur leurs CVs. Ils sont répartis en deux équipes (généralement ça commence « hommes contre femmes », mais en fonction des départs ça change après) qui s’affrontent chaque semaine autour de challenges pratiques du genre monter une chaîne de fast-food, créer une campagne de pub, vendre le contenu d’un hangar… l’équipe qui gagne le challenge est récompensée (une séance de paint-ball, un dîner dans un restau hyper chic…), dans l’autre équipe le « project manager » sélectionne deux personnes qui d’après lui/elle sont responsables de la perte du challenge, et Lord Sugar choisit entre les trois candidats lequel doit partir au son du redouté « you’re fired ».

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Autant attaquer toute suite le gros morceau ! Dans ce deuxième article de ma série « Once Upon A Time et représentations féminines » nous parlerons de Blanche Neige ou, quitte à garder les noms de la VO, Snow White. Je commencerai par étudier rapidement le conte d’origine et l’adapation Disney avant de voir ce qu’en fait la série.

Attention : cet article contient des spoilers sur tous les épisodes diffusés à ce jour, soit la totalité des saisons 1 et 2.

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zOops, j’ai un peu délaissé ce blog… enfin, j’avais prévenu (je crois) que ce ne serait pas forcément régulier ^^;;;; Allez, on enchaîne sur un article dont j’ai entamé la rédaction il y a un petit bout de temps…

 

Parce que se plaindre ça va bien cinq minutes mais il faut aussi signaler ce qui se fait de bien, je propose une série d’articles avec plein de louanges dedans. Des louanges nuancées (on va essayer), mais des louanges quand même.

Le sujet ? La série Once Upon a Time (désormais OUAT) et sa représentation des femmes.

Dans ce premier article, je compte présenter la série et les grandes lignes de mon argumentation sans spoilers, avant de comparer dans les suivants les personnages de la série à leurs équivalents dans les contes et les films Disney (et là, il y aura du spoiler jusqu’aux derniers épisodes diffusés).

Allons-y donc pour une introduction spoiler-free.

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